Conakry, le 13 janvier 2026-La Guinée vient de marquer une étape importante dans l’application et l’accélération du Programme d’action de Doha (PAD), destiné à soutenir les Pays les Moins Avancés (PMA). Le Ministère du Plan et de la Coopération internationale, à travers la Direction nationale des Organisations internationales, a organisé l’atelier sectoriel de consultation consacré à l’Examen à mi-parcours du Programme d’Action de Doha (PAD) en faveur des Pays les Moins Avancés (PMA).

Organisé avec l’appui du Système des Nations Unies et en présence des représentants des départements ministériels, des partenaires techniques et financiers, de la société civile et du secteur privé, cet atelier vise à s’assurer de la parfaite adéquation entre les objectifs du Programme de Doha et les priorités nationales ; ensuite, identifier les leviers d’accélération qui permettront à la Guinée de hâter son départ de la catégorie des PMA, notamment en renforçant le revenu national brut, le capital humain et la résilience économique ; enfin, élaborer un plan d’action concret pour les cinq prochaines années.

Le Programme d’action de Doha, en vigueur de 2022 à 2030, représente le document de référence international conçu pour guider les nations les plus fragiles vers un développement à la fois inclusif, résilient et autonome.
Présidant la cérémonie d’ouverture, le Ministre du Plan et de la Coopération internationale, Ismaël NABE, a salué « l’engagement constant du Système des Nations Unies aux côtés de la Guinée », tout en réaffirmant la volonté du Gouvernement de faire du PAD un véritable levier d’accélération de l’ambition nationale. « Pour la Guinée, le Programme d’Action de Doha n’est pas un agenda extérieur, mais un outil stratégique au service de notre vision de développement », a-t-il souligné.

S’articulant autour de six piliers majeurs — le capital humain, la science et l’innovation, la transformation structurelle, le commerce, la résilience climatique et les partenariats — le PAD trouve une résonance particulière avec le Programme de Développement Socio-Économique Durable et Responsable Simandou 2040, désormais présenté comme la boussole nationale du pays.
Sous la haute autorité du Président de la République, Son Excellence Mamadi Doumbouya, la Guinée s’est engagée, selon le Ministre NABE, dans une trajectoire claire visant à rompre durablement avec la vulnérabilité, à bâtir une économie productive et industrialisée, et à placer le capital humain au cœur de la transformation nationale.
Les travaux de l’atelier devront notamment permettre de mesurer la synergie entre les piliers du Programme d’Action de Doha et les leviers de Simandou 2040, d’identifier les accélérateurs de croissance capables de faciliter la sortie du statut de PMA, de renforcer l’attractivité du pays pour les investissements structurants, et de définir une feuille de route opérationnelle pour les cinq prochaines années.

« La Guinée n’est plus un pays en attente, la Guinée est un pays en mouvement », a affirmé le Ministre Ismaël NABE, mettant en avant les réformes structurelles engagées, la restauration de la crédibilité économique et le repositionnement du pays sur la scène internationale.
Les recommandations issues des travaux sectoriels alimenteront le rapport national qui sera soumis aux plus hautes autorités de l’État avant d’être transmis aux Nations Unies d’ici le 31 janvier 2026, une échéance jugée cruciale pour la consolidation de la trajectoire de développement du pays.
Enfin, le Ministre Ismaël NABE a appelé les participants à faire preuve de rigueur, de lucidité et de patriotisme, rappelant que « au-delà des indicateurs et des seuils, c’est l’avenir de la jeunesse guinéenne, la dignité des populations et la souveraineté économique du pays qui sont en jeu ».
Le Système des Nations Unies réaffirme son appui
Quant à M. Jean Marie KIPELA, Coordonnateur résident par intérim du Système des Nations Unies en Guinée, il a salué le rôle moteur des autorités guinéennes et la rigueur de la démarche adoptée. Il a souligné que le succès du Programme d’action de Doha repose sur une adhésion pleine et entière au niveau national, une coordination efficace entre les partenaires et un engagement constant en termes de moyens.

Faisant écho à la vision du Secrétaire général des Nations Unies, il a martelé que « le progrès des PMA est le reflet de notre détermination commune à n’exclure personne ». Il a ainsi réaffirmé l’engagement du SNU à appuyer la Guinée pour l’analyse des données, la synchronisation des divers acteurs, la rédaction du rapport national et la formulation de directives stratégiques à la fois réalistes et parfaitement alignées sur les priorités du pays.
Les discussions ont également permis de souligner les avancées réalisées par la Guinée ces dernières années, notamment en matière de réformes structurelles, de redressement de sa stature économique et de consolidation de ses indicateurs macroéconomiques. Dans un environnement international marqué par une succession de crises – économiques, sanitaires, climatiques et géopolitiques – la Guinée est déterminée à tirer parti de cette impulsion pour dynamiser sa métamorphose.

Il est important de noter que le rapport national, fruit de ces échanges, sera présenté au sommet de l’État avant d’être transmis aux Nations Unies, avec une date limite fixée au 31 janvier 2026. Ce document clé servira de référence stratégique pour l’élaboration des politiques publiques et le dialogue avec les partenaires internationaux.