Session de renforcement des capacités sur la gestion des finances publiques : le Ministre Ismaël NABÉ prend part à une journée de partage au MEFB

Conakry, le 12 juin 2026 — Dans le cadre de la dynamique de modernisation de la gestion des finances publiques portée par la vision Simandou 2040, le Ministère de l’Économie, des Finances et du Budget (MEFB) a organisé, les 11 et 12 juin 2026, une session de renforcement des capacités à l’intention des membres du Gouvernement. Son Excellence Monsieur Ismaël NABÉ, Ministre du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement, a pris part à cette rencontre aux côtés de ses collègues, dans la salle de réunion du MEFB.

Animée par les cadres techniques du Ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, cette session a porté sur trois thématiques essentielles à la bonne gouvernance financière de l’État : la préparation et l’exécution du budget, le contrôle budgétaire, et la transition vers le budget programme.

Les exposants ont rappelé que le processus budgétaire guinéen est encadré par la Loi Organique relative aux Lois de Finances (LORF), dont les principes directeurs sont l’exhaustivité, la transparence, la participation et la sincérité. Ils ont détaillé les dix étapes clés du calendrier budgétaire, de la lettre circulaire du Ministre en février jusqu’aux décrets de promulgation en fin d’année, en passant par le Cadrage Budgétaire à Moyen Terme (CBMT), les conférences budgétaires et l’adoption de la loi de finances par le Parlement.

Un focus particulier a été consacré à l’exécution de la dépense publique, avec une présentation des rôles respectifs des ordonnateurs, des contrôleurs financiers et des comptables publics — trois fonctions incompatibles entre elles, chacune engageant la responsabilité personnelle de son titulaire. Les procédures de contrôle des dépenses d’investissement, à l’engagement comme à la liquidation, ont également été passées en revue.

La session a aussi mis en lumière les avancées enregistrées dans la mise en œuvre du Programme d’Investissements Publics (PIP), régi par le Décret D/2024/N°00176/PRG/SGG du 13 octobre 2024, ainsi que l’état d’avancement de la migration vers le budget programme, avec notamment la création du Comité National du Budget Programme, le déploiement d’un Conseiller Résident et la production des outils méthodologiques essentiels tels que les Plans Annuels de Performance (PAP) et la Nomenclature Budgétaire de l’État (NBE).

Au terme des présentations, les échanges ont témoigné d’un vif intérêt de la part des membres du Gouvernement. Le Ministre Ismaël NABÉ a notamment insisté sur l’importance d’une coordination intersectorielle renforcée dans la programmation des investissements publics et sur la nécessité d’accélérer la transition vers le budget programme, conformément aux engagements de réforme de l’État.

Le Ministère du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement réaffirme sa pleine disponibilité à s’inscrire dans ce processus de modernisation, en veillant à ce que les projets et programmes relevant de son portefeuille répondent aux plus hautes exigences de programmation, de budgétisation et de performance définies par le cadre légal en vigueur en République de Guinée.

Préparation de la mission du FMI : la Guinée harmonise sa vision économique et valide les grandes orientations de son cadrage macroéconomique 2025-2027

Conakry, le 12 juin 2026–À quelques jours de l’arrivée d’une mission conjointe du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, le Gouvernement guinéen a franchi une étape majeure dans la consolidation de sa stratégie économique en procédant à la validation du cadrage macroéconomique provisoire couvrant la période 2025-2027.

Réunis autour du Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABE, de la Ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré SYLLA, du Gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée, Dr Karamo KABA ainsi que des principaux responsables des administrations économiques et financières, les membres du Comité de cadrage budgétaire macroéconomique ont passé en revue les performances récentes de l’économie nationale et les perspectives à moyen terme qui serviront de référence aux futures discussions avec les partenaires techniques et financiers.

Cette session stratégique avait pour objectif d’assurer la cohérence des données macroéconomiques nationales, d’harmoniser les hypothèses de travail entre les différentes institutions et de définir une vision commune de la trajectoire économique du pays dans un contexte marqué par la mise en œuvre des réformes structurelles et des grands projets de transformation économique.

Dans son mot de circonstance, la Ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré SYLLA, a salué les avancées réalisées dans l’élaboration du cadrage tout en rappelant la responsabilité collective qui incombe aux institutions impliquées. Elle a souligné que cet exercice constitue un instrument essentiel pour la définition des politiques économiques, la programmation budgétaire, la gestion de la dette publique et l’évaluation des besoins de financement du développement.

Dans un contexte marqué par d’importants investissements structurants, la Ministre SYLLA a insisté sur la nécessité de préserver les équilibres budgétaires et la soutenabilité de la dette tout en maintenant les ambitions de transformation économique du pays.

Mme SYLLA a également plaidé pour une concertation renforcée entre les différentes administrations afin d’aboutir à un consensus solide sur les chiffres qui seront présentés lors de la prochaine mission du FMI. « Une fois les hypothèses validées collectivement, elles doivent devenir celles de toute l’équipe gouvernementale », a-t-elle indiqué, appelant à une discipline collective dans la défense des données nationales.

Le Gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée, Dr Karamo KABA, a salué la qualité du travail réalisé par les équipes techniques et la cohérence des hypothèses retenues. Il a souligné que les projections présentées démontrent la forte résilience de l’économie guinéenne dans un contexte international marqué par de nombreuses incertitudes, notamment la hausse des coûts logistiques, le ralentissement de l’investissement mondial et les tensions géopolitiques.

Pour Dr KABA, la capacité de la Guinée à maintenir une croissance supérieure à 8 % tout en maîtrisant l’inflation et en renforçant ses réserves de change constitue une performance remarquable.

Il a notamment relevé que le niveau projeté d’inflation reste conforme aux critères communautaires, tandis que les réserves internationales et l’excédent primaire traduisent une amélioration significative des fondamentaux macroéconomiques.

Enfin, Dr Karamo KABA a également appelé les différentes institutions à préserver l’unité du discours économique national. « Les chiffres retenus doivent être ceux de toute l’équipe. Notre crédibilité collective dépend de notre capacité à défendre ensemble les mêmes hypothèses », a-t-il affirmé.

Ouvrant les travaux, le Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABE, a rappelé que les travaux du Comité interviennent à un moment charnière de l’histoire économique du pays. Selon lui, l’exercice ne consiste plus uniquement à examiner les performances de l’année en cours, mais surtout à définir une trajectoire économique crédible pour la période 2026-2030.

Le Ministre Ismaël NABE a souligné que toutes les prévisions budgétaires et économiques devront désormais s’inscrire dans le cadre de la Loi de programmation 2026-2030, déjà validée par le Conseil National de la Transition.

Cette nouvelle étape correspond à une phase décisive de la transformation structurelle de l’économie guinéenne, portée notamment par le Programme Simandou 2040, les grands projets d’infrastructures et les ambitions nationales de développement. « Les hypothèses que nous validons aujourd’hui serviront de référence pour les politiques publiques, les budgets futurs, les discussions avec les partenaires techniques et financiers ainsi que le suivi des Objectifs de développement durable », a déclaré le Ministre.

Le Ministre NABE a également insisté sur la nécessité de garantir une convergence totale des données produites par les différentes administrations publiques. Se félicitant des progrès enregistrés ces derniers mois, il a rappelé que les statistiques économiques constituent un patrimoine national et doivent être produites selon des standards harmonisés.

Il faut noter qu’au-delà des chiffres, cette rencontre aura surtout permis de consolider une vision commune du futur économique de la Guinée, fondée sur la stabilité macroéconomique, la discipline budgétaire, la crédibilité statistique et l’accélération des réformes structurelles.

La validation de ce cadrage macroéconomique constitue une étape stratégique dans la préparation des consultations avec le FMI et la Banque mondiale, mais aussi dans la mise en œuvre des ambitions de développement portées par le Président de la République, Son Excellence Mamadi DOUMBOUYA.

À travers cette démarche, le Gouvernement entend renforcer la confiance des investisseurs et des partenaires internationaux tout en créant les conditions d’une croissance forte, durable et inclusive capable de soutenir la transformation profonde de l’économie nationale au cours des prochaines décennies.

Forum Économique Sectoriel du BTP Guinée–Côte d’Ivoire : le MPCID mobilise les acteurs économiques autour des opportunités de Simandou 2040

Conakry, le 10 juin 2026 – La Guinée accueille du 9 au 12 juin 2026 le Forum Économique Sectoriel du BTP Guinée–Côte d’Ivoire, une initiative destinée à renforcer les relations économiques entre les deux pays et à promouvoir les opportunités d’investissement dans les secteurs des infrastructures, de la construction et du développement urbain.

Organisé par le Groupement Ivoirien du Bâtiment et des Travaux Publics (GIBTP), avec l’appui du Ministère du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement (MPCID) à travers l’Agence Guinéenne de Coopération Technique (AGCT), du Ministère des Infrastructures et des Travaux Publics ainsi que du Patronat guinéen, ce forum réunit décideurs publics, opérateurs économiques, investisseurs et entreprises des deux pays autour d’un objectif commun : renforcer les partenariats stratégiques et promouvoir des investissements structurants au service du développement économique et de l’intégration régionale.

Ouvrant les interventions officielles, le Président du Groupement Ivoirien du Bâtiment et des Travaux Publics (GIBTP), Lamine Koné, a salué l’engagement des autorités guinéennes et particulièrement l’accompagnement du Ministère du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement dans la préparation de cette mission économique, première initiative internationale organisée par le GIBTP. Il a souligné la nécessité de renforcer les partenariats entre entreprises guinéennes et ivoiriennes afin de favoriser les investissements, le transfert de compétences et la création d’entreprises conjointes capables d’accompagner les grands projets structurants de la sous-région.

Le Président du GIBTP a également annoncé officiellement la désignation de la République de Guinée comme pays à l’honneur de la 6ᵉ édition du Salon des Infrastructures d’Abidjan (SIA 2026), qui se tiendra du 17 au 19 septembre 2026. Rendez-vous majeur des acteurs des infrastructures en Afrique de l’Ouest, cet événement offrira une nouvelle plateforme de promotion des opportunités d’investissement et de partenariat entre les secteurs privés guinéen et ivoirien. Il contribuera également à valoriser les ambitions portées par le programme Simandou 2040, notamment dans les domaines des infrastructures, de l’industrialisation et du développement économique.

Intervenant au nom du Patronat guinéen, M. Ismaël Condé, trésorier de la CGE-GUI, a salué l’organisation de ce forum qu’il a qualifié de cadre privilégié de dialogue entre les secteurs privés guinéen et ivoirien. Il a souligné l’importance du développement des infrastructures pour la croissance économique, la compétitivité des entreprises et l’intégration régionale. Réaffirmant l’engagement du Patronat guinéen en faveur du renforcement des relations d’affaires entre les deux pays, il a appelé à la mise en place de partenariats durables et mutuellement bénéfiques au service du développement économique de la sous-région.

L’Ambassadeur de Côte d’Ivoire en Guinée, S.E.M. Issifou Coulibaly, a pour sa part mis en avant la solidité des relations historiques entre les deux pays ainsi que le dynamisme croissant de leurs échanges économiques. Il a salué le rôle du MPCID dans la promotion de la diplomatie économique et encouragé les entreprises ivoiriennes et guinéennes à saisir les opportunités offertes par les grands programmes de développement engagés en Guinée.

Prenant ensuite la parole, le Ministre des Infrastructures et des Travaux Publics, Facinet Sylla, a présenté les ambitions portées par son département à travers le troisième pilier du programme Simandou 2040 consacré aux infrastructures. Il a rappelé que la vision du Président de la République prévoit la réhabilitation et la modernisation de près de 40 000 kilomètres de routes, la construction d’environ 2 900 kilomètres d’autoroutes ainsi que la réalisation de 56 projets routiers structurants destinés à accélérer l’intégration économique du pays.

Le Ministre Sylla a souligné que ces investissements constituent une opportunité majeure pour les entreprises guinéennes et ivoiriennes, appelées à développer des partenariats durables fondés sur le transfert de compétences, l’innovation et des mécanismes de financement adaptés aux besoins du continent. Il a également mis en avant les performances macroéconomiques enregistrées par la Guinée ainsi que l’amélioration de son attractivité auprès des investisseurs internationaux.

Dans son discours inaugural, le Ministre du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement, Ismaël NABÉ, a rappelé que l’intégration africaine ne se construit pas uniquement à travers les accords et les sommets politiques, mais également grâce aux infrastructures, aux entreprises et aux partenariats économiques concrets. « L’heure n’est plus à l’observation. L’heure est à la co-construction, à la création de consortiums africains capables de répondre aux grands projets du continent », a-t-il déclaré devant les participants.

Le Ministre NABE a présenté les principales orientations du programme Simandou 2040, véritable cadre de référence de la transformation économique de la Guinée. Il a rappelé que cette vision repose sur 122 mégaprojets, des réformes structurantes et des investissements massifs dans les secteurs des infrastructures, de l’agriculture, de l’énergie, de l’éducation, du numérique, de la santé et du développement territorial.

Soulignant que les ressources naturelles doivent constituer un levier de transformation économique et non une finalité, il a mis l’accent sur l’industrialisation, le développement du capital humain, la bonne gouvernance, la sécurité et l’intégration régionale comme fondements d’une croissance durable et inclusive.

Le Ministre Ismaël NABE a également appelé les entreprises des deux pays à faire émerger des champions africains du BTP capables de porter les grands projets du continent, tout en formulant des recommandations concrètes pour améliorer l’environnement des affaires, faciliter les investissements transfrontaliers, renforcer la mobilité des entreprises et améliorer l’accès au financement des projets structurants.

Au-delà des échanges institutionnels, le forum prévoit des ateliers thématiques, des rencontres B2B et des séances de réseautage destinées à favoriser la conclusion de partenariats et la mise en œuvre de projets communs.

À travers cette initiative, la Guinée et la Côte d’Ivoire réaffirment leur volonté commune de renforcer leur coopération économique et de faire des infrastructures un moteur de croissance, d’intégration régionale et de prospérité partagée. Portée par la vision de S.E. Mamadi Doumbouya, Président de la République de Guinée, et de S.E. Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire, cette coopération illustre la volonté des deux États de transformer leurs liens historiques en un partenariat économique stratégique au service du développement de l’Afrique de l’Ouest.

Gouvernance : la Guinée lance le programme ELITE pour ancrer la culture de l’évaluation et propulser la transformation portée par Simandou 2040

Conakry, le 10 juin 2026 – La République de Guinée a marqué un jalon significatif dans la consolidation de sa gestion publique avec l’inauguration du programme ÉLITE (Evaluation Leadership Initiative for Transformation and Excellence). Cette initiative vise à outiller les responsables publics en matière d’appréciation des politiques, de leadership moteur de changement et de prise de décision éclairée par des faits concrets.

Porté par le Ministère du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement, à travers la Direction nationale du Plan, avec l’appui financier de l’UNICEF, la cérémonie inaugurale de cette session était placée sous la haute autorité du Premier ministre, Chef du Gouvernement, Amadou Oury BAH. Étaient présents le Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABE, des membres du Gouvernement, la Représentante résidente de l’UNICEF en Guinée, Mme Maddalena BERTOLOTTI, des hauts cadres de l’administration, des experts nationaux et internationaux, ainsi que des délégués de plusieurs nations africaines, dont le Tchad, le Cameroun et la République centrafricaine. Cette démarche vise à ériger l’évaluation en pilier fondamental de la performance, de la transparence et de l’efficacité de l’action publique.

Dans son allocution, la Représentante résidente de l’UNICEF en Guinée a indiqué que cette démarche s’inscrit dans un contexte marqué par l’engagement de la Guinée dans une profonde transformation structurelle, portée par la vision ambitieuse du programme Simandou 2040. Pour Mme Madallena Bertolotti, le succès de cette vision nationale dépendra d’une action gouvernementale mieux harmonisée, plus performante et basée sur des informations solides, capables de chiffrer les aboutissements et d’aiguiller les choix stratégiques.

Elle a aussi précisé que le programme ÉLITE, conçu par le Bureau d’évaluation de l’UNICEF en collaboration avec l’Université nationale de Singapour, a pour but d’appuyer les hauts fonctionnaires dans le développement de leur leadership et de leurs aptitudes en évaluation. Cette méthode, a-t-elle souligné, favorisera l’établissement durable d’une culture de la performance, de l’apprentissage continu et de la responsabilité au sein des organismes d’État. « L’évaluation n’est plus l’apanage des experts. Elle représente désormais un instrument de gestion qui permet aux décideurs d’apprécier l’effet concret des politiques publiques, d’affiner les actions et d’assurer une utilisation optimale des deniers publics », a-t-elle souligné.

Prenant la parole, le Ministre Ismaël NABÉ a chaleureusement accueilli cette proposition qui coïncide avec la volonté gouvernementale de perfectionner les dispositifs de suivi, d’évaluation et de formation institutionnelle dans le contexte des réformes nationales. Il a souligné que la Guinée vit un moment charnière de son parcours, caractérisé par le déploiement du programme Simandou 2040, une véritable orientation stratégique pour la mue économique et sociale de la nation. « L’enjeu n’est pas uniquement de connaître nos actions, mais de déterminer si celles-ci génèrent réellement les bénéfices espérés pour nos citoyens », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « L’évaluation va bien au-delà d’une simple tâche administrative. C’est un instrument stratégique de direction, offrant la possibilité d’estimer les retombées des fonds publics, de repérer les méthodes efficaces, de rectifier les lacunes et d’éclairer les choix de l’État ».

Il a aussi fait part de l’intention du ministère d’engager plusieurs réformes majeures, comme la conception d’une future politique nationale d’évaluation, la consolidation des dispositifs statistiques, l’optimisation de la coordination des évaluations et le suivi des feuilles de route découlant de cette session.

L’objectif pour lui est de forger peu à peu un authentique écosystème national d’évaluation, apte à soutenir avec efficience les profondes mutations entraînées par Simandou 2040 et l’intégralité des lignes directrices gouvernementales.

En ouvrant les travaux de cette formation, le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Amadou Oury Bah, a vivement souligné l’impératif pour les entités publiques de cultiver une authentique mentalité d’anticipation, d’organisation et d’évaluation.

Dans une analyse portant sur les leviers de succès des nations, le Chef du Gouvernement a considéré que la distinction fondamentale entre les États tient moins à leurs richesses naturelles qu’à leur aptitude à structurer, à assimiler et à se tourner vers le futur. « Ceux qui prévoient et se préparent sont invariablement les gagnants. Ceux qui se contentent de suivre le fil des événements ne peuvent qu’en être les victimes », a-t-il affirmé.

Le Premier ministre a loué la tenue de cette session qui, à son avis, comble une lacune essentielle en matière de modernisation de l’administration guinéenne. Il a appelé à l’élargissement progressif du programme ÉLITE à davantage de hauts fonctionnaires d’État, dans le but d’affermir leurs aptitudes en gestion publique, en leadership et en pilotage par les résultats.

Pour M. BAH, la valeur des ressources humaines ne se quantifie pas par l’amas de diplômes, mais par la faculté à générer des aboutissements concrets, à s’ajuster aux évolutions et à interroger sans cesse les méthodes en vigueur pour perfectionner l’action de l’État.

Abordant le programme Simandou 2040, il a rappelé que la finalité suprême reste l’atteinte de réalisations tangibles et quantifiables pour le bien-être des citoyens. Il a par conséquent souligné la pertinence du suivi-évaluation dans la gestion des grands projets initiés par l’Exécutif. « L’essentiel à retenir de Simandou, ce sont les résultats », a-t-il insisté, mettant en exergue que le succès de cette perspective requiert des équipes aguerries, aptes à diriger efficacement les initiatives, à surveiller leur déroulement et à en estimer les retombées.

Au-delà du perfectionnement des aptitudes personnelles, cette session annonce l’amorce d’une démarche plus vaste visant à enraciner l’évaluation au sein de l’appareil public guinéen. Elle s’intègre également dans le cadre du plan de collaboration entre les autorités guinéennes et l’UNICEF pour la période 2024-2028 et tire profit des leçons apprises d’expériences concluantes menées dans divers États africains.

Par le biais du programme ÉLITE, la Guinée confirme son désir de promouvoir une gestion moderne, articulée autour des résultats, de la clarté, de l’apprentissage permanent et de l’exploitation de données factuelles comme fondement des choix gouvernementaux. Une ambition qui rejoint parfaitement la vision des plus hautes instances du pays de faire de l’efficience de l’action publique un vecteur capital de la mutation économique et sociale engendrée par Simandou 2040

Revue annuelle 2025 du Cadre de coopération SNU–Guinée : le Gouvernement appelle à une coopération plus ambitieuse et orientée vers l’impact

Conakry, le 9 juin 2026– Le Gouvernement guinéen et le Système des Nations Unies (SNU) ont officiellement lancé les travaux des Revues annuelles des résultats 2025 du Cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable (UNSDCF 2024-2028). La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Ministre Directeur de Cabinet de la Primature, Dr. Daouda KAMISSOKO, représentant le Premier ministre, en présence du Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABÉ, des membres du Gouvernement, du Coordonnateur résident des Nations Unies en Guinée, Diego ZORRILLA, des partenaires techniques et financiers ainsi que des représentants des agences, fonds et programmes du système onusien.

Cette rencontre stratégique constitue une étape déterminante dans l’évaluation des progrès réalisés au cours de l’année 2025 dans la mise en œuvre du Cadre de coopération liant la République de Guinée au Système des Nations Unies. Elle vise à apprécier les résultats obtenus, à identifier les défis rencontrés, à renforcer la coordination des interventions et à définir les priorités opérationnelles pour les prochaines années.

Prenant la parole à cette occasion, le Coordonnateur résident du Système des Nations Unies en Guinée, Diego ZORRILLA, a mis en lumière cinq caractéristiques fondamentales d’un partenariat solide, inclusif et résolument tourné vers des réformes durables. Plus qu’un simple exercice de redevabilité, cette revue annuelle traduit, selon lui, une vision commune du développement fondée sur un principe essentiel : ne laisser personne de côté.

Il a tenu à rappeler d’emblée une réalité fondamentale : les résultats présentés ne sont pas ceux des Nations Unies, mais avant tout ceux de la Guinée. Il a exprimé sa satisfaction face à la qualité et à l’ampleur de la coopération établie avec les autorités guinéennes depuis sa prise de fonction. Les réalisations enregistrées en 2025 couvrent un large éventail d’interventions, allant d’actions concrètes au profit des communautés à des réformes structurelles et systémiques destinées à renforcer durablement les capacités du pays.

Il a indiqué qu’en 2025, les ressources exécutées par le Système des Nations Unies en Guinée se sont élevées à près de 60 millions de dollars américains. Un montant important, mais qui demeure relativement modeste au regard des besoins de développement du pays. Selon lui, la véritable valeur ajoutée du système onusien réside également dans sa capacité à mobiliser des financements complémentaires à travers les fonds multilatéraux et mondiaux, ainsi que dans l’expertise technique et le capital humain mis à la disposition de la Guinée.

Le Coordonnateur résident a également rappelé l’ambition qui sous-tend le Cadre de coopération à l’horizon 2028 : permettre aux populations guinéennes, en particulier les plus vulnérables, d’accéder à des services sociaux de base de qualité, de participer à une croissance économique durable et diversifiée et de jouir pleinement de leurs droits dans un environnement pacifique, inclusif et équitable. Une ambition qui reflète les aspirations profondes du peuple guinéen et qui s’inscrit pleinement dans la vision des Nations Unies en matière de développement durable.

Dans son allocution, le Ministre Ismaël NABÉ a salué l’engagement constant des vingt-quatre agences, fonds et programmes des Nations Unies présents en Guinée, ainsi que celui des entités non résidentes qui accompagnent le pays dans ses efforts de développement.

Le Ministre NABE a également rendu un hommage appuyé au Président de la République, Son Excellence Mamadi DOUMBOUYA, dont la vision stratégique a permis à la Guinée d’amorcer une nouvelle phase de son développement, caractérisée par une ambition affirmée de transformation structurelle et une planification à long terme à travers le Programme Simandou 2040.

M. Ismaël NABÉ a particulièrement insisté sur la parfaite convergence entre les priorités du Cadre de coopération 2024-2028 et les ambitions du Programme Simandou 2040, désormais soutenu par la Loi-Programme 2026-2030 et la Loi de Plan 2026-2040. Selon lui, ces deux instruments stratégiques reposent sur une même conviction : le développement durable ne peut être atteint qu’à travers des investissements simultanés dans le capital humain, la prospérité économique et la qualité de la gouvernance.

Le Ministre a également souligné que ces revues annuelles interviennent dans un contexte particulièrement favorable pour la Guinée, marqué notamment par son élection au Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC) pour le mandat 2027-2029. Cette distinction, a-t-il indiqué, témoigne de la reconnaissance internationale des efforts consentis par le pays dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030 et de son engagement en faveur du développement durable.

Au-delà du bilan des actions réalisées, M. NABÉ a rappelé que ces revues annuelles constituent avant tout un exercice de responsabilité, de transparence et de redevabilité mutuelle entre les parties prenantes.

À cet effet, quatre priorités majeures devront guider les travaux : l’évaluation rigoureuse des résultats obtenus en 2025, l’analyse des contraintes rencontrées dans la mise en œuvre des interventions, la validation des Plans de travail conjoints 2026 ainsi que l’accélération de l’exécution des programmes dans la perspective de la phase médiane du cycle 2024-2028.

Pour lui, le temps du diagnostic est désormais dépassé. L’heure est à l’action, à l’exécution et à la transformation concrète afin de répondre efficacement aux attentes des populations. Il a ainsi appelé l’ensemble des acteurs nationaux et internationaux à poursuivre leurs efforts afin de démontrer qu’une coopération alignée sur les priorités nationales est capable de produire des résultats tangibles, durables et transformateurs.

Présidant la cérémonie au nom du Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Ministre Directeur de Cabinet de la Primature, Dr. Daouda KAMISSOKO, a, à son tour, salué l’excellence des relations de coopération entre la République de Guinée et le Système des Nations Unies. Il a rappelé que ce partenariat accompagne depuis plusieurs années les efforts du Gouvernement dans des secteurs essentiels tels que la santé, l’éducation, la protection sociale, la nutrition, l’autonomisation des femmes et des jeunes, la gouvernance, la consolidation de la paix, l’action climatique ainsi que le renforcement de la résilience des populations.

Dr KAMISSOKO a souligné que cette revue annuelle ne devait pas être perçue comme une simple séance de présentation des résultats. Selon lui, elle constitue avant tout « un moment de vérité, de responsabilité, d’orientation et de réorientation », permettant d’évaluer objectivement les performances enregistrées, de tirer les enseignements nécessaires et d’adapter les interventions aux nouveaux défis du développement.

Il a invité l’ensemble des partenaires à réfléchir à une interrogation fondamentale : la coopération actuelle est-elle véritablement à la hauteur des ambitions de la Guinée nouvelle ?

Pour lui, cette question s’impose au regard de la dynamique de transformation engagée sous le leadership du Président de la République, le Général Mamadi DOUMBOUYA. Une dynamique portée par la vision Simandou 2040, qui ambitionne de transformer durablement l’économie nationale, de moderniser les infrastructures, de renforcer le capital humain, de développer les territoires, de créer davantage d’emplois et d’améliorer durablement les conditions de vie des populations.

Le Ministre Directeur de Cabinet a salué les résultats consignés dans le rapport annuel du Système des Nations Unies, lequel fait état de plus de 103 millions de dollars mobilisés et de 68 millions de dollars effectivement exécutés à travers plusieurs dizaines d’interventions déployées sur l’ensemble du territoire national.

Il a invité les partenaires à concentrer leurs efforts sur les secteurs prioritaires définis par le Gouvernement, notamment le développement du capital humain, la santé, l’éducation, la nutrition, l’emploi des jeunes, l’autonomisation des femmes, la protection sociale, la gouvernance publique, la résilience climatique, la sécurité alimentaire, la décentralisation ainsi que le développement local.

Selon lui, la Guinée a besoin d’un partenariat qui dépasse la simple exécution de projets pour devenir un véritable levier de transformation économique, sociale et institutionnelle.

Cette rencontre constitue ainsi une étape importante dans le renforcement du partenariat stratégique entre la Guinée et le Système des Nations Unies. Elle offre un cadre privilégié pour évaluer les progrès accomplis, identifier les défis à relever et définir les actions prioritaires susceptibles d’accélérer l’atteinte des Objectifs de développement durable, tout en accompagnant efficacement la mise en œuvre de la vision nationale Simandou 2040.

Coopération Guinée-Italie : Le Ministre Ismaël NABE reçoit le Directeur Général de l’Agence italienne de coopération au Développement

Conakry, le 8 juin 2026-Le Ministre du Plan et de la Coopération internationale, Ismaël NABE, a reçu le Directeur général de l’Agence italienne de Coopération au Développement (AICS), Marco Riccardo RUSCONI, accompagné de l’Ambassadeur d’Italie en Guinée. Cette rencontre visait à consolider les liens de coopération entre la Guinée et l’Italie, en s’appuyant sur des ambitions communes pour le progrès économique, social et humain.

Cette audience a été l’occasion pour les deux personnalités de faire le point sur les progrès de leur coopération bilatérale. Elles ont également exploré de nouvelles pistes de partenariat et identifié les domaines clés pour stimuler la modernisation de l’économie guinéenne.

Le Ministre Ismaël NABE a, pour sa part, souligné l’excellente qualité des relations entre la Guinée et l’Italie. Il a réitéré la volonté du gouvernement guinéen de renforcer ce partenariat stratégique au profit de ses populations.

Il a rappelé que la Guinée est engagée dans un vaste processus de transformation économique, guidé par la vision de développement impulsée par le Président de la République, Son Excellence Mamadi Doumbouya. Le Ministre NABE a notamment mis en avant les cinq piliers fondamentaux du Programme Simandou 2040 : l’agro-industrie, l’agriculture et le commerce ; l’éducation et la culture ; les infrastructures, les transports et les technologies ; les finances et les assurances ; ainsi que la santé et le bien-être.

Selon lui, l’Italie est déjà active, directement ou indirectement, dans chacun de ces secteurs prioritaires, faisant de ce partenariat un moteur essentiel pour la concrétisation des ambitions de développement de la Guinée.

Le Ministre a également mis en lumière les avancées notables réalisées par la Guinée en matière de gouvernance économique, citant la création du Fonds souverain et le rehaussement de la notation souveraine du pays, passée d’une perspective stable à positive. Ces progrès renforcent la confiance des investisseurs internationaux et ouvrent de nouvelles perspectives de financement pour les grands projets structurants.

Il a par ailleurs invité les partenaires italiens à maintenir leur implication dans cette dynamique, en particulier par le financement d’infrastructures, le développement des filières agricoles et le soutien au Programme Simandou 2040, perçu comme le moteur essentiel du développement économique national.

Le Ministre Ismaël NABE a également souligné l’importance de resserrer les liens entre les institutions financières italiennes et les opérateurs économiques guinéens, afin de faciliter l’accès aux capitaux et d’encourager l’investissement productif.

Prenant la parole, M. Marco Riccardo RUSCONI a confirmé l’importance stratégique que son pays accorde à la Guinée, désormais l’un des pays prioritaires pour la coopération italienne en Afrique. Effectuant sa troisième visite en moins de trois ans, il a précisé que son déplacement avait pour but de constater directement les réalisations concrètes des programmes financés par l’Italie et d’identifier de nouvelles pistes d’action.

M. RUSCONI a indiqué que le montant total des projets en cours de la coopération italienne en Guinée s’élève à environ 32 millions d’euros, axés majoritairement sur le développement rural, l’emploi des jeunes, la formation professionnelle, la santé et la migration. Selon lui, favoriser l’accès à des emplois décents pour la jeunesse constitue une priorité absolue de l’action italienne en Guinée. Pour ce faire, diverses initiatives de formation professionnelle sont déployées afin d’offrir aux jeunes Guinéens des perspectives économiques durables dans leur propre pays.

Le Directeur général de l’AICS a également mentionné les visites sur le terrain effectuées à Kindia et dans la région forestière, où la délégation italienne a pu constater les succès dans les domaines de la santé, de la production d’ananas, de mangues, de café et de cacao. Ces missions ont permis d’observer les progrès en matière d’amélioration des capacités de production, d’adoption de technologies adaptées, de renforcement des coopératives agricoles et d’accès des producteurs aux marchés.

Une attention particulière a été portée aux filières café et cacao, jugées essentielles pour la diversification économique et la création de valeur ajoutée locale.

Le responsable italien a souligné que l’Italie souhaite soutenir la Guinée dans sa transition vers un modèle agro-industriel performant, fondé sur la transformation locale des matières premières agricoles. « L’Italie ne produit ni café ni cacao, mais elle abrite certaines des plus grandes marques mondiales dans ces secteurs grâce à son expertise en transformation industrielle », a-t-il expliqué, précisant que l’objectif n’est pas d’imposer un modèle, mais de partager une expérience réussie au service du développement des filières guinéennes.

Dans cette optique, l’Italie a déjà dégagé un premier financement de trois millions d’euros pour soutenir la filière café. D’autres investissements sont prévus via des financements européens et des initiatives régionales, incluant la Guinée, la Côte d’Ivoire et le Ghana, pour la promotion durable de la filière cacao.

Il a par ailleurs annoncé que l’Italie apporte une contribution de 140 millions d’euros à un mécanisme financier établi avec la Banque africaine de développement (BAD), visant à mobiliser près de 300 millions d’euros en faveur des pays africains prioritaires, y compris la Guinée.

L’objectif est de créer une synergie entre les financements concessionnels, les investissements en infrastructures et le développement des filières agricoles, dans le but d’accélérer la transformation économique des zones rurales.

Au terme de ces discussions, les deux parties ont réitéré leur engagement à renforcer leur coopération autour de projets à fort impact, notamment dans les domaines de l’agriculture, de la transformation industrielle, de la santé, de la formation professionnelle, des infrastructures et de l’aménagement du territoire.

La Guinée élue au Conseil Economique et Social des Nations Unies : une reconnaissance internationale du leadership national et de la vision Simandou 2040

New York, le 06 juin 2026 – La République de Guinée vient de franchir une nouvelle étape dans son rayonnement diplomatique et son positionnement sur la scène internationale. Notre pays a été élu membre du Conseil Economique et Social des Nations Unies (ECOSOC) pour le mandat 2027-2029, rejoignant ainsi l’un des organes les plus stratégiques du système onusien en matière de développement économique, social et environnemental.

Cette élection constitue bien plus qu’un succès diplomatique. Elle représente une reconnaissance éclatante des progrès accomplis par la Guinée dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030 des Nations Unies et des Objectifs de Développement Durable (ODD), ainsi que de la crédibilité croissante de notre pays dans les grandes enceintes internationales.

Une victoire qui honore toute la Nation

L’ECOSOC est l’organe chargé de coordonner les politiques économiques, sociales et environnementales des Nations Unies. Il joue un rôle central dans l’élaboration des réponses internationales aux défis du développement durable, de la lutte contre la pauvreté, de l’éducation, de la santé, de l’emploi, du financement du développement et de la coopération internationale.

L’élection de la Guinée à cet organe prestigieux témoigne de la confiance accordée par la communauté internationale à notre pays et à sa vision de développement.

Elle traduit également la reconnaissance des efforts déployés ces dernières années pour renforcer la planification du développement, améliorer la gouvernance publique, promouvoir les investissements structurants et accélérer la réalisation des ODD.

Le leadership du Président Mamadi Doumbouya salué

Cette distinction internationale intervient dans un contexte marqué par une profonde transformation du pays sous l’impulsion de Son Excellence Monsieur Mamadi Doumbouya, Président de la République, Chef de l’Etat.

Depuis son accession à la magistrature suprême, le Chef de l’État a placé le développement économique, la souveraineté nationale et la modernisation de l’action publique au cœur des priorités nationales.

Son ambition est claire : faire de la Guinée non plus seulement un pays riche en ressources naturelles, mais une nation capable de transformer ces ressources en prospérité partagée, en emplois durables, en infrastructures modernes et en opportunités pour sa jeunesse.

Cette vision trouve aujourd’hui sa traduction la plus aboutie dans le Programme Simandou 2040, véritable cadre de référence du développement national. À travers Simandou 2040, la Guinée entend démontrer qu’il est possible de transformer l’exploitation des ressources minières en un puissant levier d’industrialisation, de diversification économique et de développement humain.

L’élection à l’ECOSOC offre désormais au pays une plateforme privilégiée pour partager cette expérience, promouvoir ses réformes et contribuer activement aux réflexions mondiales sur le développement durable.

Une voix africaine renforcée au sein des Nations Unies

Dans un monde confronté à de multiples crises — changement climatique, tensions géopolitiques, insécurité alimentaire, endettement croissant et ralentissement des financements du développement — la présence de la Guinée au sein de l’ECOSOC revêt une importance particulière.

Notre pays pourra porter la voix de l’Afrique sur des enjeux cruciaux tels que la réforme de l’architecture financière internationale, le financement du développement, l’industrialisation du continent, l’emploi des jeunes, la transformation locale des ressources naturelles, l’intégration économique régionale, la résilience climatique.

Cette élection permettra également à la Guinée de renforcer ses partenariats avec les institutions multilatérales, les agences des Nations Unies et les partenaires au développement.

Une responsabilité à la hauteur de l’ambition

Au-delà de l’honneur, cette élection constitue une responsabilité.

Elle appelle à poursuivre avec encore plus de détermination les réformes engagées et à maintenir la dynamique de modernisation du pays.

Elle invite également l’ensemble des institutions nationales, du secteur privé, de la société civile et des partenaires techniques et financiers à poursuivre leurs efforts afin que la Guinée continue de s’affirmer comme un acteur crédible, responsable et influent du développement international.

L’élection de la Guinée au Conseil économique et social des Nations Unies n’est pas seulement une victoire diplomatique.

C’est le symbole d’un pays qui gagne en confiance, qui affirme sa vision et qui entend désormais prendre toute sa place dans les grands débats qui façonnent l’avenir du monde.

De Conakry à New York, la voix de la Guinée portera désormais plus loin. Une voix fondée sur une conviction simple : le développement durable n’est pas une aspiration lointaine, mais un projet concret que les nations peuvent construire lorsqu’elles allient vision, leadership et détermination.

Kindia : le Ministre Ismaël NABE lance l’élaboration des SRAD pour bâtir des territoires mieux organisés et accélérer la transformation nationale

Kindia, le 3 juin 2026 – Le gouvernement guinéen a marqué un tournant décisif dans la modernisation de la gouvernance locale. Il a en effet procédé au lancement officiel des travaux d’élaboration des Schémas Régionaux d’Aménagement et de Développement (SRAD) pour les régions de Kindia, Boké, Mamou et Labé. La cérémonie s’est déroulée ce mardi à Kindia, présidée par le Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABE. L’événement a rassemblé le Secrétaire général du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (représentant son ministre), les gouverneurs, les préfets, de nombreux cadres de l’administration publique, les partenaires techniques et financiers, ainsi que des figures de la société civile et du secteur privé.

Cette entreprise ambitieuse, bénéficiant de l’appui de la Banque mondiale via le Programme d’Appui à la Gouvernance Locale (PAGL II), inaugure une démarche d’envergure. Elle vise à équiper les régions guinéennes d’instruments de planification fondamentaux, aptes à guider de manière pérenne les investissements, qu’ils soient publics ou privés, et à favoriser une évolution harmonieuse de l’ensemble du territoire national.

Plus de quarante ans après les dernières opérations majeures d’aménagement du territoire, la Guinée aspire ainsi à se munir d’une nouvelle panoplie d’outils de planification. Ceux-ci seront à même de soutenir sa métamorphose économique et sociale.

Lors de son allocution de bienvenue, le Gouverneur de la région administrative de Kindia, le Contrôleur général de police Mamadou Camara, a chaleureusement accueilli cette initiative, la qualifiant de prometteuse pour les collectivités locales. Il a insisté sur le fait que les SRAD représentent des leviers fondamentaux pour mettre en valeur les atouts économiques locaux, optimiser la cohésion des investissements et accroître l’attractivité des régions.

À ses yeux, l’aménagement du territoire reste un facteur déterminant pour relever les défis engendrés par la croissance démographique, l’urbanisation galopante et les disparités spatiales. Il a exhorté tous les intervenants locaux à participer pleinement à cette démarche, afin d’assurer l’élaboration de schémas pleinement en phase avec les spécificités de chaque région.

S’exprimant au nom du Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, le Secrétaire général du département, Mohamed Sikhè CAMARA, a renouvelé l’engagement de son ministère à soutenir cette transformation fondamentale.

Il a souligné l’impératif de fortifier la planification territoriale et d’affermir la décentralisation grâce à des instruments aptes à guider efficacement les politiques publiques, en les rapprochant au maximum des attentes citoyennes. « Les SRAD sont des outils stratégiques essentiels pour une organisation plus efficiente de l’espace régional, une mise en valeur optimale des ressources locales et une direction harmonieuse des investissements », a-t-il affirmé, avant de convier les collectivités, les services déconcentrés de l’État et les partenaires au développement à embrasser pleinement cette démarche.

Dans son discours marquant le lancement officiel des travaux, le Ministre Ismaël NABE a mis en lumière l’intégration de cette initiative dans la dynamique de refondation initiée par le Président de la République, Mamadi DOUMBOUYA. Cette vision présidentielle aspire à promouvoir un développement équilibré, participatif et pérenne à travers tout le pays. Il a aussi rendu hommage à l’impulsion stratégique donnée par le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Amadou Oury Bah, dont l’action vise à affirmer un système national de planification à la fois intégré et cohérent.

Pour le Ministre, l’élaboration des SRAD va bien au-delà d’un simple exercice technique. Elle satisfait à un impératif national primordial : celui de structurer plus efficacement l’occupation de l’espace, de guider judicieusement les investissements publics et de combler les inégalités interrégionales. « Les SRAD serviront de véritables guides pour notre action future. Ils permettront de concilier la croissance économique avec la sauvegarde du patrimoine naturel, tout en établissant les bases d’un développement juste et pérenne », a-t-il affirmé.

Les SRAD auront notamment pour mission de constituer des cadres de référence stratégiques pour la planification des capitaux publics, l’aménagement du territoire et l’harmonisation des politiques sectorielles avec les réalités spécifiques de chaque localité. Ils joueront également un rôle clé dans la concrétisation, à l’échelle régionale, de la Vision Guinée 2040 et du Programme Simandou 2040, ce dernier étant perçu comme le principal moteur de la transformation économique et sociale de la nation.

Le Ministre NABE a en outre précisé que ces schémas s’affirmeront comme l’outil majeur d’ancrage territorial de la Vision Guinée 2040 et du Programme de Développement Socio-économique Durable. Ils fourniront une grille d’orientation pour les Plans de Développement Local et consolideront l’articulation entre les politiques nationales et les impératifs régionaux. Il a par ailleurs souligné l’importance capitale des Comités Régionaux, récemment mis en place par les instances nationales. Ces structures, véritables acteurs clés de la démarche, auront pour tâche d’apporter un soutien technique à l’élaboration des schémas régionaux, en garantissant la rigueur des analyses territoriales, l’adéquation des propositions d’aménagement et l’intégration des principes de pérennité, d’équité sociale et de capacité d’adaptation face aux changements climatiques.

Il a vivement encouragé les membres des comités régionaux à faire preuve de professionnalisme, d’impartialité et de dévouement civique, afin de concevoir des documents stratégiques à même de répondre avec pertinence aux enjeux propres à chaque territoire.

Le Ministre Ismaël NABE a également souligné l’importance primordiale de la contribution des cabinets de consultants sélectionnés pour mener ces études. Il les a exhortés à déployer l’intégralité de leur savoir-faire pour cerner avec acuité les défis et les potentiels de développement des collectivités, tout en formulant des approches novatrices et parfaitement adaptées aux particularités locales.

Enfin, le Ministre NABE a tenu à exprimer sa profonde reconnaissance envers les partenaires techniques et financiers qui soutiennent cette réforme capitale. Une mention spéciale a été faite à la Banque mondiale pour son appui indéfectible dans la concrétisation des mesures visant à consolider la gouvernance locale et à favoriser un développement territorial pérenne.

Le Ministre Ismaël NABE a saisi cette opportunité pour remettre des exemplaires du Programme Simandou 2040 aux gouverneurs, aux directeurs et chefs de cabinet des gouvernorats, ainsi qu’aux préfets, lesquels ont tous pris une part active à son élaboration.

Avec le lancement des travaux d’élaboration des SRAD pour les régions de Kindia, Boké, Mamou et Labé, le gouvernement réitère sa ferme intention de positionner les territoires au centre de la stratégie nationale de développement. Cet objectif majeur vise à édifier une Guinée mieux structurée, plus performante et mieux armée pour satisfaire les attentes de ses citoyens, où chaque région participera activement à la richesse et au progrès de la nation.

Gouvernance du développement : le Ministre Ismaël NABE consolide la coordination stratégique avec les BSD

Conakry, le 2 juin 2026 – Le Ministre du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement, Ismaël NABE, a présidé la troisième session de travail régulière avec les Directrices et Directeurs des Bureaux de Stratégies et de Développement (BSD) des différents départements ministériels. Cette réunion s’inscrit pleinement dans l’effort de consolidation du système national de planification et d’optimisation de la coordination intersectorielle, essentiel pour un développement durable et harmonieux en Guinée.

Le Ministre NABE était accompagné du Secrétaire général, de la Cheffe de cabinet, des Directeurs nationaux du Plan, et bien sûr, des responsables des BSD.

Cette occasion a offert une plateforme d’échanges fructueux, axée sur les dispositifs aptes à mieux harmoniser les politiques sectorielles avec les grandes orientations stratégiques du pays.

Dans son allocution, le Ministre Ismaël NABE a réaffirmé la fonction primordiale du MPCID dans l’idéation, la formulation, la concrétisation et l’évaluation des politiques publiques de développement. Il a insisté sur le fait que son ministère se positionne comme le garant de la cohérence de l’action gouvernementale, assurant la parfaite concordance des initiatives sectorielles avec les priorités nationales. « Cette rencontre ne se limite pas à une simple session de coordination technique. Elle représente un pilier fondamental de notre démarche nationale de reddition de comptes », a-t-il déclaré, soulignant la synergie indispensable entre le ministère du Plan et les BSD pour le succès des politiques et des programmes, qu’ils soient financés par l’État ou par les partenaires techniques et financiers.

Le Ministre NABE a aussi mis en lumière la portée stratégique des BSD, qu’il a décrits comme la mémoire vive et l’observatoire technique des divers secteurs. Leur mission consiste donc à transformer les directives nationales en réalisations tangibles, à superviser leur mise en œuvre et à prendre part à l’appréciation des performances sectorielles.

Pilotés par la Direction Nationale du Plan (DNP), les BSD sont responsables de l’alignement des politiques et programmes de leurs ministères respectifs sur le référentiel national. Ils contribuent également à la définition des stratégies sectorielles, en s’appuyant sur les outils méthodologiques développés par la DNP, garantissant ainsi une convergence des méthodes et une efficience accrue de l’action publique.

Le Ministre Ismaël NABE a profité de cette opportunité pour souligner la contribution essentielle de la DNP et des BSD au sein du système national de monitorage et d’évaluation. En collectant, consolidant et transmettant les données de performance sectorielles, ces entités participent activement à optimiser la prise de décision et à ancrer la culture du résultat au sein de l’administration publique.

Au cours des échanges, des progrès notables ont été enregistrés, avec, en particulier, l’établissement de calendriers coordonnés, l’adoption d’indicateurs communs et la mise en œuvre de procédures de transmission d’informations simplifiées. Ces dispositifs sont conçus pour fluidifier la circulation des données stratégiques et pour accroître l’efficience de la conduite des politiques publiques.

Pour le Ministre, la portée de cette initiative excède de loin la sphère administrative. Il s’agit d’édifier une gestion publique moderne, transparente et imputable, capable de satisfaire concrètement les aspirations citoyennes et de soutenir les objectifs de développement majeurs du pays. « La planification ne prend toute sa valeur que par l’exécution, et l’exécution ne porte ses fruits que si elle est éclairée par une vision commune », a-t-il martelé, exhortant les responsables des BSD à persévérer dans leurs efforts pour une meilleure concertation et une gestion focalisée sur les résultats.

Cette démarche s’intègre parfaitement dans la concrétisation de la vision stratégique défendue par la plus haute instance de l’État et du Programme Simandou 2040, perçu comme un moteur essentiel de transformation économique et sociale pour la Guinée. Selon le Ministre, seule une concertation efficiente entre les acteurs de la planification permettra de transformer cette vision en progrès tangibles pour l’ensemble des citoyens. Il a d’ailleurs promis que son ministère s’emploiera à garantir que les BSD soient pourvus des véhicules et des ressources techniques et financières nécessaires à l’accomplissement optimal de leurs missions.

En conclusion de son propos, il a cité le propos de l’éminent spécialiste du développement Paul Gérin-Lajoie, qui affirmait que « le développement est d’abord une affaire de volonté et de cohérence ». Il a ensuite convié l’ensemble des parties prenantes à œuvrer collectivement à l’édification d’un système de gouvernance plus efficace et résolument axé sur l’atteinte d’objectifs concrets.

Par cette rencontre, le MPCID confirme son engagement résolu à consolider les dispositifs de planification, de concertation et de monitorage des actions gouvernementales, afin d’impulser la transformation structurelle de la Guinée et de garantir un progrès inclusif, pérenne et équilibré sur l’ensemble du territoire national.